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samedi 20 mai 2017

Paris 3.

Il n'a pas changé. Je retrouve comme prévu mon ex et aujourd'hui ami "S", en bas de mon immeuble. Nous nous sommes connu par internet il y a 17ans! Lui est tunisien et habitait Tunis. Il est venu me voir quelques jours à Paris au moment du passage de l'an 2000. Avec cette distance notre histoire n'a pas duré bien longtemps mais nous n'avons jamais perdu contact. Études en médecine, il envisageait de venir habiter à Paris, ce qui s'est fait quelques années après. Nous nous sommes revu 2 ou 3 fois, avons couché ensemble le même nombre de fois, en "ami-amant". 
À part quelques petites cheveux blanc, il reste le même. Le voilà maintenant médecin virologue et vient d'avoir une promotion il y a peu de temps, je ne me souviens plus du nom qui est connu pourtant. Il a été investi? Non ce n'est pas ça, je ne sais plus. 
Comme à chaque fois, nous avons beaucoup parlé. Il faut dire que nous ne nous étions pas vu depuis 2008 alors il y en avait des choses à dire! Et voilà que je dois à nouveau raconter mon histoire ... quitter le boss, arriver à la campagne, mon mec-employé qui me vol, qui me trompe et m'amène en garde à vue, l'employée suivant qui se met des mois en arrêt, mon frère qui a une tumeur fatale, la vente de ma boutique et aujourd'hui dans le total inconnu, bref, toute cette merde de ces dernières années, toute cette traversée d'épreuves qui se sont enchaînées pour arriver à aujourd'hui ou je ne sais absolument pas quoi faire de ma vie.
Plus je raconte ma situation actuelle plus j'ai conscience que ce qu'il faudrait c'est revenir à Paris mais personne ne m'apporte la solution quand je parles de mes Patous et de ma mère. C'est vraiment étouffant cette sensation d'impasse. 
"S" connait mes capacités énergétiques et médiumniques et m'a suggéré de me lancer là dedans seulement je ne peux pas là, maintenant, tout de suite, en faire un métier comme ça! C'est tout de même un domaine particulier et le temps d'arriver à me faire une clientèle régulière et suffisante pour en vivre, ce ne sera pas demain. Et puis j'ai encore énormément de manque de confiance en moi, il me faudrait faire des formations, une véritable et solide installation me demanderait des années. 

Finalement le rendez-vous avec mon amie K qui devait avoir lieu également hier ne s'est pas fait: elle était dans un jour ou la Parkinson était forte, trop fatiguée pour me recevoir. Alors que je me faisais une balade au jardin du Luxembourg, lors d'une pause sur l'une de ses nombreuses chaises, j'ai passé plusieurs appels téléphoniques que j'avais en retard. Tous étaient sur répondeur mais l'un me rappel de suite: un cousin très éloigné que je n'ai pas vu depuis mes 8-10ans et avec qui j'ai repris contact par l'intermédiaire de FB. Je lui avais promis de le voir lors de l'un de mes passages parisiens. 
Mauvaise nouvelle, il se trouve à l'hôpital Pompidou suite à des problèmes cardiaques sérieux qu'il a depuis sa plus tendre enfance. Il sort ce week end mais il était difficile de nous voir alors nous décidons de le faire tout de suite. Nous raccrochons, je regarde sur une application le moyen de me rendre dans ce lieu totalement inconnu pour moi et une heure après j'étais dans sa chambre. 
Arrivée à l'entrée de cette ville médicale, direct je sens mon énergie baisser .. je n'aime pas les hôpitaux. Je repense à mon frère. Aider par une femme de l'accueil mal aimable, je trouve facilement le chemin, ce que j'appréhendais quand j'ai vu l'immensité du truc! 
Lui non plus n'a absolument pas changé. Mes yeux d'adulte ont de suite reconnecté avec mes yeux d'enfants! 

Aujourd'hui je pense que je vais aller sur la tombe de mes grands parents maternels, un cimetière proche de la porte de Saint Cloud ou ils habitaient et ou j'ai passé de merveilleux moments. J'adorais ma grand-mère décédée en 1992. Ils sont tous les deux partis de chez Jeanne Garnier, les soins palliatifs ou s'est aussi trouvé mon frère et ou je compte passer dans leur jardin lundi. Tu te rends compte, j'ai l'âge de son départ aujourd'hui. Le 15 juin de cette année je pourrai dire que j'ai vécu plus longtemps que lui. Et dire qu'à cet instant je me trouve dans ce même appartement ou nous avons vécu nos plus belles années avec mon père, mon frère, mes grands parents qui venaient déjeuner, passer les fêtes et maintenant il ne reste plus que ma mère et moi. Triste. 

Nous sommes le 20 mai. Le 20 mai 1999 était le jour où mes parents ont quitté Paris pour vivre à la campagne, là où je suis aujourd'hui. 18ans déjà. Ça file à une vitesse incroyable!

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