... et aussi sur TWITTER!

mardi 7 juin 2016

Une annonce d'emploi m'est envoyée par mail ce matin: "surveillant pénitentiaire"! Je crois que je vais supprimer ces alertes qui ne me servent à rien. Entre ça, maçon et chauffeur routier ....
Je ne trouverai pas de boulot dans cette région.

Ptite mère vient de me proposer de nous faire un resto pour le déjeuner. Je devine une tentative de communication profonde, de connaître mes projets et états intérieurs. Que lui dire. Je ne sais pas moi même où j'en suis et où je vais!

Dépression. J'ai tellement de mal à mettre ce nom sur le mien. Est ce que c'est vraiment ça? Le suis-je vraiment? Moi?! Avec toute ma recherche intérieur, ma connection à "l'autre monde" comme j'aime l'appeler. C'est la grande mode du moment cette maladie tout comme "être bipolaire".
Pour moi je suis juste perdu, boqué dans ma vie actuelle. Avec mes épreuves de ces années passées qui n'ont fait que s'enchaîner les unes après les autres, forcément je ne peux avoir qu'un gros coup de moue. Est-ce pour autant une dépression??? Je suis content d'avoir pris rendez-vous lundi avec le médecin énergétique.

Mon séjour à Paris (si j'y arrive) va me faire du bien. Je vais retrouver deux grands amis que je n'ai pas vu depuis plus de 20ans, vivre à nouveau dans l'appartement de ma jeunesse et retrouver des potes moins anciens que les deux précédents mais tout aussi plaisants.
J'envisage de faire un pélerinage dans mes endroits habituels voir inhabituels: une envie de passer devant les soins palliatifs de Jeanne Garnier, en mémoire de mon frère qui s'y trouvait l'année dernière. Aujourd'hui etait le jour où nous allions perdre tous contacts avec lui, le 7 juin 2015 était le jour de l'injection pour sa sédation profonde. Il ne se réveillera pas. 
Envie aussi de passer dans la jolie petite église de Saint Julien le pauvre, là où nous sommes allés nous recueillir maman et moi le jour du décès de mon frère avec la surprise d'assister à un concert classique qui se jouait à ce moment là. Ni elle ni moi de sommes catholiques mais symboliquement nous y avions allumé un cièrge, geste que je renouvelle maintenant à chacun de mes passages dans ce lieu. On se raccroche à ce que l'on peu.

C'est fou, à nouveau hier par hasard, je passe dans le salon alors que ma mère n'y était pas. Son téléphone sonne et je vois le prénom de mon neveu s'afficher. Il l'appelle tous les jours ma parole!
Je travaille dessus. J'entends vos mots, je me crée les miens.  Je me dois d'accepter cette situation, ça fait partie du jeu. J'ai choisi de couper avec la mère, les enfants suivent derrière. J'ai beau essayer de me dire de faire un effort avec Princesse mais vraiment, je n'y arrive pas, c'est plus fort que moi.
J'ai accumulé bien trop de choses, je n'arrive plus à en accepter une de plus. Rien que de m'imaginer la voir, l'entendre, ça me donne la nausée. C'est plus une image qu'autre chose bien sûr mais tu l'auras compris. 

4 commentaires:

Ingrid a dit…

Coucou Piel. je me reconnais un peu dans ta situation avec tes neveux. Ma soeur est partie il y a 10 ans, depuis je n'ai plus vue ma nièce et mon neveu que 2 ou 3 fois. Je ne me suis jamais senti proche de mon beau frère et je lui reproche le décès de ma soeur.

Il faut se dire que les enfants grandiront, se feront leur propre avis sur ce qu'il s'est passé et sur ce qu'ils voudront faire, renouer ou pas...

Pensées.

Piel a dit…

Coucou Ingrid! Effectivement nos situations sont similaires :( Je suis désolé pour ta soeur.
J'aurai pourtant bien voulu m'occuper des enfants quand ils sont enfants justement, probablement parce que je ne peux en avoir dans cette vie... Après, va savoir ce que la mère leur met dans la tête... Le futur nous le dira ...

Rocambole a dit…

Mon cher Piel,
Bien sûr que ton état actuel porte depuis plusieurs années les symptômes de la dépression, et la vie ne t'aide pas à en sortir.
Je connais malheureusement bien le sujet, en en étant victime depuis 19 ans. Je crois même que l'on en guérit jamais, mais que l'on apprend à vivre avec. Il faut accepter et si possible rechercher toute aide extérieure qu'elle soit spirituelle, amicale ou médicale, tout est bon pour sortir de cet état de torpeur qui nous empêche de remonter à la surface alors que l'on a l'impression permanente de se noyer.

Tu le sais sans doute, même si je commente très rarement, je suis ta vie depuis de longues années. Tu es un "mec bien" dans tous les sens du terme, je te souhaite vraiment de retrouver un peu de sérénité.

Affectueusement,

F.

Piel a dit…

Merci mon cher et fidèle Rocambole! Tu crois? C'est à vie?? Argh!!!! Pourtant j'aime la Vie. Je n'aime pas MA vie mais LA vie, oui! C'est pour ça que je me dis que ce n'est peut être pas une dépression mais c'est sur qu'à en lire les symptômes sur le net (dérèglement alimentation, sommeil, etc...) ça semble correspondre. Bon courage à toi aussi de ton côté alors!!!!! Affectueusement.