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vendredi 10 juin 2016

Je savais qu'hier etait la seule et unique belle journée à Paris d'où aucune prise de rendez vous. Après Jeanne Garnier (station Charles Michel) je suis allé à pieds jusqu'à la porte de saint cloud visiter la tombe de mes grands parents maternelles que j'adorais. Lui est parti en 1992, elle l'a rejoint 2ans après. La tombe est totalement démunie de plantes, ils n'en voulaient pas. J'ai hésitais néanmoins à en prendre une, mais non, inutile, une plante morte est encore plus laide qu'une tombe vide.

Ne connaissant pas le trajet à pied de l'avenue Émile Zola à la Porte, j'ai mis le GPS qui me guidait dans mes écouteurs. J'aime bien faire ça, cela me fait découvrir des rues que je ne connais absolument pas.

Arrivée dans le quartier de mes grands parents ils se retourneraient dans leur tombe en voyant comment les commerces ont changé!!! L'ancien café tabac est devenu un McDo et l'ancien bijoutier un Indiana Café! La bonne boulangerie ou ma grand mère m'achetait des chouquettes (j'adore!!!) est toujours là, à la sortie du métro mais plus de chouquettes et probablement plus les mêmes propriétaires. 
En marchand ainsi dans les rues, en prenant tout de même le métro pour rentrer, je m'imaginais vivre à nouveau ici. En faisant abstraction de mes Patous, y arriverai-je? Est ce que je serai bien? Franchement, non, je ne crois pas. Les gens sont toujours aussi gris et encore plus renfermés qu'avant avec leurs mobiles, écouteurs, livres (plus rares!), l'oxygène est d'une lourdeur incroyable, les bruits épuisants: sirènes, Klaxons, cries. La chaleur moite du métro et ses odeurs qui vont avec, les gens qui restent assis sur leur strapantin alors qu'il y a foule...
Et puis aujourd'hui je suis touriste, je marche, je regarde, prends mon temps, vais à droite à gauche, c'est plaisant mais je sais qu'en devenant à nouveau parisien ce ne sera plus du tout la même musique. Je deviendrai comme eux, pressé, stressé, fatigué, à slalomer entre les touristes bien trop lents pour moi, à regarder mes pieds pour éviter les crottes de chiens, à courir après le bus qui s'apprête à partir.... Métro, boulot, dodo.

Je suis allé faire quelques courses au Monoprix du boulevard Saint Michel. À la caisse il y avait la queue. Je guettais le client qui allait me laisser la place. A peine avait il eu le temps de prendre sa monnaie qu'un mec dans la file me crie:" C'EST À VOUS!"
-"Whaouu! Au taquet!" Lui ai je répondu surpris mais amusé par ce stress. Ils ne vivent pas ici, ils survivent. 

Pour ma soirée je me suis fait un ciné à l'Ugc Danton, petite salle que j'ai toujours connue. Film: "Café Society", le dernier Woody Allen. J'aime bien les histoires et atmosphères de ce réalisateur. Alors oui, c'est bon de faire tout ça, d'avoir pleins de possibilités d'activités, de commerces mais il faut raquer!!!

A mon arrivée hier dans l'appartement, mon cousin etait aussi là pour m'accueillir, en plus de sa mama. Sympa. Ils ont toujours été très gentil. Je suis très bien installé dans mon ancien salon avec même une connection wifi! Je reconnais l'ambiance, la luminosité, les bruits. Des détails complètement anodins me reviennent brutalement lorsque je les vois: du verrou des toilettes aux moulures de la cheminée et ces bonnes vieilles poignées aux portes. Dire que ces grandes mains d'aujourd'hui qui les tournent sont les mêmes qu'il y a ... 42ans! 
La pièce qui n'a pas changé d'un poil ou presque est la cuisine: table, placards, éviers, tomettes au sol, tout y est. Toutes les pièces à l'exception de notre chambre d'enfant n'avaient que du parquet au sol. J'adore le parquet même si certaines fois il nous apportait des échardes. Je me souviens encore des endroits qui grincent plus que d'autres mais aujourd'hui, comme les pièces sont louées à des étudiants et que le voisin du dessous se plaignait du bruit, il y a de la moquette et des tapis partout. Moins de charme mais cela n'enlève rien à son âme. 

Malgré la fenêtre grande ouverte pour la nuit, j'ai super bien dormi. J'ai eu des micros réveils mais immédiatement je me souvenais ou j'étais et repartais dans mon sommeil en toute légèreté.
Avant de me coucher, par curiosité j'ai regardé mon Tinder, application que j'ai téléchargé il y a quelques jours. Même si je ne pense pas avoir le temps, si j'ai l'occasion de m'amuser un peu... Évidemment ce n'est pas pour trouver le prince charmant, tu te doutes, c'est fini tout ça! Mais bon, sexuellement je reste un mec! La consommation humaine que représente cette appli, c'est dingue! Tu prends, tu jettes, tu jettes, tu prends... Bref, j'entre dans le jeux. Incroyable la différence entre une connection à Paris et une dans ma campagne!!!! Chez moi j'ai quoi... 2-3 mecs qui s'affichent et ne correspondent même pas à mon nombre de kilomètres demandés: généralement à plus de 100 bornes de chez moi. Là, ici, à Paris, je n'en revenais pas! Je zappais, zappais, zappais, les choix étaient sans fin, je n'ai pu aller jusqu'au bout! Seulement je pensais que les personnes que je voyais étaient connectés en live. Je n'ai eu qu'un "match", un mec marié qui ne pouvait recevoir. Allez, au revoir! C'est con, les mariés me font encore plus kiffer!
Un "match" putain, c'est pas beaucoup! Mais que nenni!! Voilà pas que ce matin, à mon réveil, j'ai pleins de "supers favoris" et de Match (différence entre supers favoris et match???) je ne sais qu'en faire moi maintenant! Je croyais que c'était une application pour consommer sur le moment, sur place! 

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