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vendredi 27 mai 2016

Prendre de la hauteur.

Difficile de développer en commentaire, j'en fais un post: "prendre de la hauteur vis à vis de princesse belle doche". Fabienne, Jimmy, je vous ai lu et vous avez raison dans votre commentaire de mon post d'hier. C'est un peu ce que je voulais dire quand je parlais de "pardon" mais j'ai beaucoup de mal.

Elle s'est mise avec mon frère il y a plus de 22ans. Leur relation n'a pas été bâti sur l'amour. Mon frère avait rompu une semaine avant avec sa première copine avec qui il était resté des années. Impossible pour lui de vivre seul, il s'est casé au plus vite. En tout et pour tout dans sa vie il n'a eu qu'une semaine à vivre en étant solo.
Dès le départ ça n'a pas collé avec princesse que ce soit du côté de mon père, ma mère et moi. Elle est tout l'inverse de sa première copine. Celle-ci était aimante, souriante, douce, de bonne humeur. On sentait réellement qu'elle aimait les gens et encore plus mon frère.
Lorsque mon père était en fin de vie à la maison j'ai une scène qui m'est toujours restée à l'esprit: alors qu'il ne pouvait plus parler et plus se lever de son lit, dès qu'il avait besoin de quelque chose il sonnait une petite cloche que nous avions mis sur sa table de nuit. Un jour elle a sonné avec insistance. Maman, mon frère et moi avions accouru à son chevet. Princesse était là, dans le salon, assise sur un fauteur avec un journal. Le seul mouvement qu'elle a fait était de lever les yeux au ciel sans bouger de son siège, les seuls mots qu'elle a prononcé étaient pour dire qu'elle trouvait ridicule que nous accourions de la sorte à chaque coup de sonnette. Déjà là, ce fut mon premier choc à son égard.

Il y a quelques années mon frère m'a invité au restaurant, rien que tous les deux. C'était la première fois que nous avions un moment comme ça. Il venait de subir une épreuve qu'il m'a dit à ce moment là: alors qu'il rentrait plus tôt que prévu chez lui, ou du moins chez eux, il a trouvé princesse allongée sur leur canapé en train de faire l'amour avec son meilleur pote (à lui). Mais vraiment son meilleur pote. "Tu te rends compte, je lui disais tout y compris sexuellement, on partageait tout, je lui faisais une entière confiance". Ce second évènement à été un nouveau choc pour moi vis à vis d'elle.
Que tu trompes, bon, c'est humain j'ai envie de dire. Ce n'est pas bien mais nous pouvons tous avoir un moment de faiblesse. Mais le scénario qu'elle a choisi, la personne avec qui elle l'a fait, je trouve ça dégueulasse. Au moins un minimum de respect, tu ne fais pas cela au domicile conjugale avec en plus, le seul et meilleur pote de son mec. Je me suis dit que ça montrait bien la personne qu'était cette femme.

Ces deux scènes ont été marquantes, sans parler d'autres détails depuis ces 22ans.
Donc depuis très longtemps je n'ai jamais vraiment apprécié princesse belle doche mais c'était la copine de mon frère, puis la mère de ses enfants, puis sa femme (suite uniquement à sa maladie car mon frère ne voulait pas se marier). J'ai pris sur moi durant toutes ces années comme elle le faisait, je le sentais. Je leur rendais visite, partageais les étés à la campagne, etc .... Aujourd'hui je sais pertinemment que s'il n'y avait pas d'enfants elle ne s'embêterait pas à garder le contact avec ma mère. Je sais qu'elle le fait aujourd'hui parce qu'elle sait très bien la grande aide qu'elle est pour elle. D'ailleurs ma mère n'a de ses nouvelles que lorsque princesse a besoin d'elle. Elle met ses longs silences sous le coup du: "je ne vais pas trop bien, je ne veux pas vous miner encore plus le moral" ou "je n'ai pas le temps"! Mais quand elle a besoin d'elle pour garder les enfants ou venir à la maison pour ses leçons de conduites, là, ça marche. De nos jours il est tellement facile de donner un signe de vie, avec ou sans le moral, temps où pas. Un texto, un mail, il y a moyen.

Et puis le couperet finale, comme vous le savez tous: l'accompagnement de mon frère. Je ne vais pas à nouveau développer puisque tout est déjà écris sur ce blog.

C'est pourquoi aujourd'hui, maintenant que mon frère n'est plus là je me dis que je n'ai plus à faire d'efforts. J'ai néanmoins essayé jusqu'au coup de la dernière fois, en janvier dernier lorsqu'elle m'a prit de haut en me parlant comme à un autiste. Pour la première fois, je lui en ai fait la remarque en faisant attention à ne pas m'emporter, à ne pas dire de mots que je pourrai regretter. J'ai laissé reposer 3 jours pour que ma colère s'éloigne puis lui ai écris un mail sachant ce que celui-ci risquait de m'enlever  la chambre de bonne. Et j'ai eu raison: 24h après l'envoi de ce mail elle prend la décision de louer mon pied à terre parisien alors que quelques semaines avant elle m'avait dit vouloir garder cette chambre pour moi: "c'est plus pratique pour toi quand tu viens à Paris, pour les enfants, etc...", m'avait-elle dit. A ce moment là elle n'avait pas de boulot puis, elle en a eu et là, brutalement, comme par hasard, elle doit absolument louer la chambre car financièrement elle ne s'en sort pas. Conneries! Je sais que mon frère avait un compte avec pas mal d'argent qui lui restait de l'héritage de mon père. Depuis sa mort princesse touche les loyers parisiens qui tournent autour de 4 à 5000€/mois. Aujourd'hui, elle a en plus un salaire. J'ai beaucoup de mal à croire que les 400€-500€ que peuvent lui rapporter la chambre soient d'une nécessité absolue. Elle l'a fait tout simplement en réponse à mon mail, point. Mais le reconnaître serait bien trop risquer pour la continuation des relations avec ma mère.

Donc avec elle tu es toujours obligé de faire semblant. Tu dois accepter ses humeurs et ses caprices en fermant ta gueule. Eh bien aujourd'hui j'en ai marre de fermer ma gueule, je n'y arrive plus, la coupe est pleine et j'ai peur qu'un jour, devant elle, je pet un cable et là, elle fera en sorte de ma casser auprès de mes neveux pour m'éloigner d'eux. Comme pour la chambre: je suis sûr à 98% de ça.

Moi j'ai toujours eux besoin d'exprimer les choses. Les retenir m'étouffe et j'en ai marre d'étouffer. Alors m'imaginer cet été à partager le quotidien avec elle, faire mine que tout va bien, qu'on s'aime et tout le toutim ... J'ai beaucoup de mal d'autant plus que sa présence devrait durer plusieurs jours. Nous n'avons pas encore ses dates mais d'instinct le chiffre 15 me vient à l'esprit et je vois cela pour le début du mois d'août. Alors pour le bien de tous je crois qu'il est préférable que je ne sois pas là.

Tout cela ne change en rien sur le fait que vous avez raison, je dois prendre de la hauteur mais voilà les raisons pour lesquelles je n'y arrive pas aujourd'hui. 
Pourtant je pense à mon frère, je me dis que s'il me voit il aimerait que je continue à faire semblant...

1 commentaire:

Jimmy Briton a dit…

J’ai bien lu ce texte où tu en dis plus sur la personnalité de la mère de tes neveux.

À la lumière de ce que tu nous confies, on ne peut que comprendre l’animosité que tu éprouves à son égard, toi qui es plutôt d’un tempérament doux et compassionnel. L’accumulation de ses comportements la font se révéler totalement égoïste, glaciale, désagréable et complètement dépourvue de toute empathie. Personnellement je comprendrais malgré tout qu’elle se fasse envoyer bouler un jour ou l’autre.

Je n’ai pas vu le document réalisé par la délicate Mireille Darc, mais j’en ai vu d’autres de sa part et j’ai pu apprécier sa manière très humaine de traiter ses sujets.

Le pardon est un acte sublime de générosité, et nous devrions tous pouvoir le pratiquer sans rechigner. Oui, mais c’est infiniment plus facile en théorie, et affreusement plus compliqué le cas échéant, et encore plus lorsqu’on est concerné directement. Je pense qu’il faut être habité par une force morale très forte, une force que certains vont puiser dans leur foi, quelle qu’elle soit. Tout le monde n’a pas cette béquille pour se sentir aidé, mais sans pour autant se réfugier dans la religion proprement dite, on peut le faire dans la spiritualité. Ce qui n’est pas tout à fait la même chose.

Tu es sensible à cette façon de voir les choses, tous les scrupules moraux dont tu nous parles dans tes posts l’ont déjà démontré à maintes reprises. Cela dit, ta « Princesse » a mis la barre de la saloperie très haut sur l’échelle des saloperies (je suis désolé pour la grossièreté...), et je crains qu’il te soit difficile d’effacer l’ardoise à brève échéance.

Comme tu sembles le redouter, elle risque de faire du chantage en utilisant les visites de tes neveux, ou leur refus, comme moyen de pression. D’un autre côté, même tout petits, ils ont leur mot à dire, même si c’est à leur manière, et une attitude trop rigide de sa part ne pourrait qu’envenimer la relation nourrie de pas mal d’indifférence qu’elle a noué avec eux.

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs, dit-on. C’est pourquoi je me garderai bien de te suggérer telle ou telle attitude à adopter.

Cela dit, je ne peux pas croire que la mauvaise passe que tu traverses depuis déjà tellement longtemps puisse continuer encore et encore sans finir par voir surgir le rayon de soleil qui déchirera enfin les nuages qui assombrissent ton existence.

Sache que, même en n’intervenant que peu souvent, je te lis toujours avec régularité, même si je suis souvent plus triste à la fin de la lecture qu’à son début.