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dimanche 3 avril 2016

Lors de ma visite hier auprès de la petite mamie, je sentais bien que le départ était proche. Cela se voit, se récent. Le visage, la couleur, les yeux, comme on le dit: le masque de la mort.

Lorsque je suis arrivé dans sa chambre, contrairement aux 2 bises (légèrement humides!) qu'elle me fait d'habitude, la deuxième était en fait plusieurs petites bises fortement appuyées sur ma joue. Je lui répondu de la même manière et là, direct, je savais que nous nous disions au revoir.

En plus de ces ressentis les quelques mots qu'elle prononçait hier me confirmaient que le départ était proche. Elle disait qu'elle était embêté par des personnes qui venaient la voir ... Ces personnes passaient entre le mur. Présentent lorsque nous étions là mais encore plus fréquentes et nombreuses la nuit ou en plus de ces visites, le mur devenait complètement noir avec une grande lumière au milieu.
Je me suis alors assis à côté d'elle en lui donnant la main. Très sourde, il faut crier près d'elle lorsque l'on veut se faire entendre. Je sentais dans ses yeux une colère et de l'angoisse.
"Ne t'inquiètes pas mamie, il ne faut pas avoir peur. Comment sont-ils ces gens qui viennent te voir la nuit?"
- "Blanc, tout blanc" me dit-elle.
"C'est bien, n'est pas peur d'eux."
Je ne sais si elle m'a entendu ni même compris mais il m'était important de le lui dire même si j'avais 7 spectateurs qui regardaient la scène.

Craignant une mort les heures qui suivent, j'ai pris les photos qu'elle avait dans son tiroir, demandé du sparadrap à une infirmière et scotché celles-ci bien en face d'elle: ses enfants, petits enfants et amis étaient là. Nous avions fait pareil pour mon frère.

L'un de ses petits fils était très atteint et pleurait. J'ai demandé à sa maman s'il avait eu du temps seul à seul avec sa grand mère. Non. J'ai suggéré à la maman de le lui proposer mais il n'a pas voulu. Pourtant je sentais qu'il le souhaitait mais je crois que c'était plus par peur qu'autre chose.

Intérieurement et juste pour moi j'ai essayé de voir le moment de la mort. Le 7 m'est arrivé. Bon, alors je me suis dit qu'elle décèdera le 7. Ce matin, lorsque j'ai appris la nouvelle, je me suis dis: "Ben voilà! Raté!". Mais en fait non et c'est là toute la difficulté de capter correctement les informations qui arrivent. Pas les capter, plutôt les lire correctement parce que Brigitte m'annonce alors que l'enterrement aura lieu jeudi. Et jeudi, c'est le 7!

Ça me rappel un autre exemple qui m'est arrivé il y a plusieurs semaines avec Emma, mon amie d'enfance qui vit aujourd'hui au Maroc. Elle a créé une association qui s'occupe d'animaux abandonnés. Un jour elle se faisait beaucoup de soucis pour une chienne sur le point d'accoucher qui venait d'être déposé devant sa porte et comme elle est au courant de mes ressentis elle me demande si je captais des trucs. Je la préviens bien que je n'ai aucune expérience dans ce domaine avec les animaux mais que l'on peut essayer. Ma description physique ressemblait à la réalité j'ai alors continué ... Je voyais la chienne fatiguée mais s'en sortir et comptais 5 chiots. 
La chienne a accouché quelques jours après .... De 12 chiots!!! Là encore je m'étais dit: "tout faux le Piel!". Mais Emma m'écrit plus tard: "En fait tu avais raison! 7 chiots sont morts, il m'en reste donc 5!".

C'est pour ça qu'à moins de très bien maîtriser le truc, ce que l'on appel "la voyance" peut être "dangereuse". A un moment pour bosser un peu, je m'étais dit: "pourquoi ne pas essayer de reprendre  mes tirages que je faisais il y a longtemps entre amis mais cette fois ci en me faisant une clientèle."   Mais les exemples que je viens de te citer dans ce post montrent que je ne suis pas prêts. Je dois affiner le tout, trouver les fréquences exactes mais même si j'en arrive là, je ne me sens pas capable d'en faire un métier et c'est trop de responsabilités sur la vie d'une personne.

Lorsque j'ai vu la petite mamie tout à l'heure sur son lit de mort, son visage était serein et esquissait un léger sourire, j'ai su que tout allait bien.

En tous les cas, ce qu'ils appellent les soins palliatifs dans la région, c'est totalement différent que là où était mon frère à Paris. Je pense qu'il n'y a de palliatif que le nom ici. Ils l'ont juste changé de chambre: une individuelle, point. Mon frère c'était un palace à côté!

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