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vendredi 4 décembre 2015

sommeil.

Blog en sommeil. Je pensais poursuivre la cure mais quand je lis vos messages qui s'inquiètent de mon silence ça me touche, je me dois de vous donner au moins quelques nouvelles.

Mal à l'aise pour le faire ces derniers temps quand je vois le monde tourner. Terrorisme, migrants, montée des extrêmes, Bernard Tapie ruiné ... Non je déconne pour ce dernier exemple mais cette poussée de violence me fait me renfermer.
Et puis je me saoule moi même, pas envie de te saouler en plus. Mais je dois prendre sur moi car oui, en ce moment je m'éloigne de plus en plus des gens, jusqu'à mon blog. Depuis des semaines mon mobile est en mode "ne pas déranger". Seuls les appels de ma famille aboutissent (famille de plus en plus restreinte) et cela me convient très bien.

Je n'ai envie de voir personne. Même mon pote Thib. Avant hier, ptite mère m'apprend l'avoir croisé: il comptait passer à la maison. En apprendant ça j'ai ressenti physiquement un malaise; mon plexus qui se ferme, une montée de stresse, je n'étais vraiment pas bien et me suis fait peur moi même en voyant ces réactions. J'étais alors en train de manger: ça m'a carrément coupé l'appétit, tout est passé à la poubelle. De toutes les façons je n'ai pas d'appétit en ce moment. Je ne sais pas ce qu'il se passe, ce que je suis en train de traverser enfin, si, je pense deviner. Je savais que l'hiver allait être dur, eh bien j'y suis! Alors je me dis qu'il faut laisser passer le truc. Attendre. Comme l'ours, hiberner, comme la nature, se figer, puisque je peux me permettre de le faire.

Je pense beaucoup à mon passé de ces dernières années depuis que je suis en province, tout ce qu'il m'est arrivé et que tu connais. Des flashs m'arrivent comme ça, sans prévenir. Je n'arrive pas à voir de futur et quand c'est le cas je le vois noir, sans espoir.  C'est la première fois de ma vie que je me sens autant paumé. Comme toujours j'essaie au maximum de me diviser: une partie de moi vit les choses, une autre les regarde. Un truc de dingue: je sais, quelque part en moi que j'ai choisi tout ça, que toute cette mascarade n'est qu'expériences, expériences que j'ai accepté avant de venir ici. J'essaie de mon mieux d'entretenir la petite flamme, de maintenir mon fil. Certaines fois j'y arrive plus que d'autres. Quand je lâche le fil, quand la flamme s'affaiblit, c'est l'angoisse.

Quand j'ai de l'énergie, j'essaie de me connecter. Quand j'y arrive, tu sais ce que j'entends? Que j'expérimente la matière, les sentiments, les émotions et la dualité, ce qu'il m'est impossible de faire sans une incarnation. De là ou "je" viens mon essence pure n'est qu'amour et unité. Rien n'est du fait du hasard. J'accepte plus ou moins bien ce discours en fonction de mon état.
Désolé à tous les lecteurs athées, mon passage spirit est terminé!

Quand je suis déconnecté je n'arrive toujours pas à voir demain. Je ne me vois pas du tout bosser ici, en Ch arente. Je suis toujours incapable d'abandonner mes Patous. S'ils n'étaient pas là je sais qu'un retour à Paris se ferait bien que le cadre de vie d'ici me correspond beaucoup plus mais pour trouver du boulot, c'est là bas. Retourner bosser dans les médias, ce que j'ai toujours fait? Pourquoi pas mais certainement pas en étant l'assistant d'animateurs-producteurs célèbres comme je l'étais avant! Malgré tout ce qui m'arrive mon ancien boss ne me manque pas du tout. Ce qui me manque c'est la sécurité financière, point. Mon égo n'est pas très satisfait non plus! Avant, mon poste impressionnait, me mettait presque à un niveau de célébrité sans l'être, avec ses bienfaits sans ses méfaits. Avantages, ouvertures de certaines portes généralement difficiles d'accès, accélaration avec les administrations en cas de problèmes... Il suffisait d'annoncer mon poste pour que soudainement, les choses s'arrangent plus facilement.

Aujourd'hui je vis de l'argent qu'il me reste (plus des masses!) de la vente de ma boutique mais petit à petit la somme s'amenuise (je te rappelle que je n'ai pas droit au chomage!). A un moment il va falloir bouger. Mais ou? Quoi? Comment? Angoisses. Alors je stop ces pensées et tâche de me remettre dans l'instant présent, il n'y a que ça de vrai. Mais à un moment il va bien falloir que je vois un peu plus loin que le présent!  A un moment, oui. Apparement ce moment n'est pas encore venu. 

J'ai aussi comme une petite voix culpabilisatrice que j'appelle "la voix de la société": "C'est pas bien de ne rien faire!" Je la coupe alors en lui demandant pourquoi ce n'est pas bien. Pas de réponse.

Pas de médecin, pas de cachets! Je ne veux pas de péridurale! Tu connais ma rétissance à gober ces trucs. Je sais pourtant que Gaël et la mort de mon frère m'ont provoqués des blessures dont les plaies sont encore à vif et qu'une aide extérieure serait la bienvenue.

A ma grande suprirse la semaine dernière Princesse me demande dans un mail comment je vais. J'hésite et puis je lui réponds franchement: "le chaos à l'intérieur et maintenant à l'exterieur!" Je lui dis que je pense encore beaucoup à mon frère et à ses derniers instants, bref, je lui dis que ça ne vas pas super. Réponse: aucune! Je me suis encore fait avoir! Elle m'envoie juste deux lignes pour organiser les vacances de noel avec les enfants en me disant qu'elle est speed au moment d'écrire. Crois tu qu'elle serait revenue vers moi, elle qui a tout son temps puisqu'elle ne bosse pas? Penses tu! Comme un con je le croyais encore. C'est terminé.

Mes Patous vont bien. Leur rythme balade n'a pas changé: une tous les 3 jours semble leur convenir alors qu'avant cet été c'était tous les jours, je ne sais pouquoi ce changement. Dimanche je suis invité à prendre la café chez mon amie véto, j'en profiterai pour lui poser la question.

La semaine prochaine je suis à Paris, programmé depuis plus d'un mois pour passer du temps avec mes amis, chose que je n'avais pu faire lors de mon dernier séjour.

Noël. aïe, aïe, aïe, ça approche. Premier noël sans mon frère. Les enfants et princesse seront là. Je vais essayer de faire une super décoration histoire de combler comme on peut cette absence qui sera lourde. Personne n'en parlera mais je sais que tout le monde le vivra. Et puis... mon anniversaire, en janvier. Depuis mes 18ans je ne le fête plus mais prenais les voeux. Là, cette année, je veux que ce soit un jour exactement comme les autres. Je vais suspendre mon compte FB pour éviter les rappels.

Alors voilà l'ami, c'est plutôt déprime mais ça passera. Je ne sais pas quand, je ne sais pas comment mais ça passera.

"Si vous vous lancez à la poursuite du bonheur, vous ne le trouverez pas car la recherche du bonheur créera en vous du mécontentement. Chercher est voué à créer des turbulences en vous. Un mental turbulent est un mental malheureux. Votre quête du bonheur est toujours dans le futur, jamais dans le présent. Le futur est à l'extérieur; le présent est à l'intérieur. La félicité vous attend à l'intérieur." -Amma (Mata Amritanandamayi)

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